Et le romantisme dans tout ça ?
Depuis Roméo et Juliette, les hommes pensent que les femmes sont romantiques, qu’elles ont besoin de douceur et de temps. Mais ce n’est qu’un leurre de chasseur habile, une image mise devant les yeux du gibier, pour mieux le tenir en son pouvoir, le romantisme est une arme presque imparable.
Il est connu de tous les grands chasseurs qu’une proie ne sait se défendre contre une larme, un mot liquoreux ou une expression d’extase devant une rose ou un couché de soleil, elle fond, à moitié acquise. De plus un gibier occupé à combler le chasseur d’attentions « romantiques » ne pense plus à se battre, il devient donc une proie facilement manipulable, alors qu’il se croit chasseur. Car là est toute la force de l’arme romantique, un charme inattendu, invisible, que la proie prend pour une faiblesse, c’est en fin de compte l’art de transformer un chasseur en gibier, de le désarmer et de le rendre vulnérable.
Le romantisme n’est pas mort, c’est seulement une arme difficile à manier, qui demande de la modération, de la patience et de l’expérience, et que bien des chasseurs ne maîtrisent pas, c’est un des points qui sépare le simple prédateur du chasseur averti, pratiquant se sport comme un artiste, avec toue sa sensibilité et son énergie.
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Dernière mise à jour de cette page le 22/01/2007