On dit que la philosophie se perd, on s'en désole, mais n'est-il pas normal, dans une société où il est déconseillé de réfléchir, que la philosophie fasse peur ?
On a enseigné à plusieurs générations que la réflexion et la pensée appartenaient à quelques têtes de l'antiquité, que les rares personnes à avoir percées leurs secrets au fils des siècles pouvait être canonisées au nom de l'esprit limpide. Comment peut-on, au lycée, avoir de lutter contre les noms qui ont traverses les temps pour venir se poser au sein des dictionnaires et des traités ?
Peut-être que la première chose à revoir, pour que le " peuple" soit charmé par la philosophie, est la définition actuelle de la philosophie. Au lieu de la présenté comme une pensée exacte, venue du fond des siècles, ne serait-il pas plus encourageant de revenir au principe de base : une discussion sur ce qui nous entoure, une réflexion, un échange, où chacun à sa place et où tous les protagonistes sont égaux.
Aujourd'hui, les amis de la sagesse sont devenus une caste de sage, étanches aux pensées extérieures. La philosophie n'attire plus, elle s'est enfermée dans un carcan avec le quel elle se bat. Elle se veut populaire, mais se replie dès qu'un quidam à le culot de vouloir passer la porte du sanctuaire. La pensée est devenue la chasse gardée de quelques cultureux prétentieux renforçant une société où les brebis sont mieux venues que les libres penseurs.
1. Jean P. Le 24/08/2008 à 00:32
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Pages personnelles
Créer un forum
- Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web